Vernissage : Le 15 mai à 18H
Du 14 mai au 15 juillet, l’exposition « Étoffes du temps » fait naître un dialogue sensible entre deux univers qui se répondent. Les mises en scène photographiques de Majida Khattari et les textiles habités de Soumiya Jalal déploient des langages singuliers, unis par une même attention à la mémoire inscrite dans la matière.
Leurs œuvres tissent des correspondances, où le corps devient récit et où les traces du temps affleurent. Ensemble, elles esquissent une réflexion subtile sur la place des femmes, entre histoire et présence, mémoire et devenir.
Majida Khattari, artiste franco-marocaine, poursuit son dialogue avec la peinture du XVIIIe siècle, notamment les codes orientalistes, qu’elle détourne pour mettre en lumière le statut et la volonté des femmes. Ses photographies mises en scène transforment le décor et le corps féminin en un théâtre à la fois onirique et engagé, où la beauté et le tragique se rencontrent. L’artiste, profondément engagée, questionne la liberté et la visibilité des femmes à travers des images d’une force et d’une précision inouïes.
Soumiya Jalal travaille la matière textile avec délicatesse et poésie. Ses œuvres en tissus superposés jouent avec la transparence et la lumière, tissant des histoires de mémoire, de corps et de transmission. Son travail évoque la fragilité et la force, le lien entre tradition et émancipation, et dialogue avec la mise en scène photographique de Majida Khattari pour créer un récit commun sur la féminité et l’histoire.
À travers « Étoffes du temps », ces deux artistes offrent un regard croisé sur le corps, la mémoire et la volonté des femmes, révélant la puissance d’un héritage artistique et social revisitée dans une forme contemporaine et poétique.
La commissaire d’exposition et fondatrice de la Galerie 208, Patricia Chicheportiche, formule ainsi le cœur de l’exposition:

